Voici un extrait de mon autobiographie.
Ma venue dans ce monde cruel, injuste, égoïste, impur, débute dans une nuit d’été 1967 à l’hôpital Tenon à Paris, par des pleurs. Les miens : « à la vie » et ceux de mes parents, oui je suis bien là pour leur grand bonheur, leur premier enfant, un bébé de deux kilos cent vingt grammes pour quarante-trois centimètres mais aussi parce qu’il y a un problème. Mes parents ont eu un accident de voiture quelques mois plutôt, causé par un chauffard. Puis l’accouchement eu lieu, je suis née à sept mois et demi avec une grande extraction du siège. C’est un handicap, léger certes, mais il est là. En tant que parents c'est frustrant de ce dire pourquoi nous, pourquoi notre fille ? Puis les semaines et les mois passent. Chaque jour, on m'emmène à l’hôpital pour me faire passer des examens, on me fait de la kinésithérapie. Je porte aussi des chaussures thérapeutiques, des soins contraignants pour une enfant. Les journées et les nuits de mes parents sont « un enfer », en effet je ne voulais pas dormir et hurlais tout ce que je savais. Ils durent dormir avec du coton dans les oreilles et les oreillers sur la tête. Quelle vie !!!
(...)
A mes débuts à l’école maternelle, les ennuis commencent, les camarades se moquent de moi, m’ignorent, ne veulent pas jouer avec moi et je me sens déjà seule dans ce monde de « petits ». On me bouscule à m’en faire tomber, on me surnomme par des noms méchants et blessants. Je ne sais pas si j’étais bonne élève. D'après certains souvenirs de classe, je me débrouillais déjà, malgré toutes ces persécutions. En juillet 1971 j'ai eu la rougeole.
(...)
A cette époque, les annotations des exercices et leçons étaient des lettres : a, b, c, d ou e. Quand ma dictée ou un exercice, était mal fait, l'institutrice corrigeait en rouge. Un jour j’eus une note « c », j'avais transformé celui-ci, en rouge bien sûr, par un « a », pensant que mes parents n’y verraient rien et seraient fiers de moi ! Vous parlez ! Puis peu après, je me suis mis à imiter la signature de mes parents, pour ne pas me faire gronder en cas de mauvaises notes, puisque le cahier était à faire signer toutes les semaines ! J’étais déjà malicieuse pour mon âge. Rassurez-vous, j’ai changé en grandissant. Comme je l’ai expliqué plus haut, je ne sais pas si j’étais parmi les meilleurs, mais j’aimais aller à l’école, et si c’était à refaire, je le referais sans hésiter.
à suivre...
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